Psychogénéalogie

La psychogénéalogie est un outil intéressant pour travailler sur soi et sur ses relations familiales, pour comprendre certaines choses a-priori inexplicables : certains fonctionnements, comportements ou émotions…

La psychogénéalogie est une pratique clinique développée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger selon laquelle les événements, les traumatismes, les secrets et les conflits vécus par les ascendants d’un individu peuvent conditionner ses faiblesses constitutionnelles, ses troubles psychologiques, ses maladies, voire ses comportements étranges ou inexplicables.

Cette pratique clinique a été théorisée par d’autres psychanalystes, tels Françoise Dolto ou Didier Dumas.

Anne Ancelin Schützenberger, psychologue de l’université de Nice, a été la principale créatrice, avec l’américain Jacob Levy Moreno de la psychogénéalogie dans les années 1970, bien que le terme ne soit utilisé que depuis les années 198014. Ses thèses « transgénérationnelles » sont diffusées par le livre Aïe, mes aïeux !14. Elle invente le concept du « syndrome d’anniversaire », et affirme que les individus sont dans une boucle de répétition des événements dont seule l’analyse des arbres généalogiques permettrait de comprendre les agissements et d’en sortir. Elle démontre ses idées à l’aide du génosociogramme (ou génogramme) : sorte d’arbre généalogique qui permet de schématiser et visualiser facilement l’histoire d’une famille au sens large. Le génosociogramme est établi sur plusieurs générations, réalisé avec le consultant en plusieurs temps, et sur la base de conventions graphiques5. Il permet d’appréhender la nature des liens entre les différents membres de la famille ainsi que les dates et événements importants pour le travail d’exploration transgénérationnel.

Anne Ancelin Schützenberger a publié avec Ghislain Devroede Ces enfants malades de leurs parents15, recueil de cas cliniques significatifs de non-dits transgénérationnels. Dans de nombreux cas, c’est le corps de l’enfant, du petit-enfant ou de l’arrière-petit-enfant, quel que soit son âge, qui s’exprime pour l’ancêtre blessé et qui « parle » pour les traumatismes qu’il a subis.